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Bar des cultures locales et alternatives Niort

Grayssoker + Vyryl (Electro Rock)

Grayssoker + Vyryl (Electro Rock)

vendredi 16 mars 2018

21h30
Prix Libre

Grayssoker

Le talent et la créativité ne s’enfermant pas dans un schéma de formation codifié, un « power duo » formé d’un accordéoniste et un batteur peut tout à fait faire voyager notre esprit et nos oreilles sur des chemins de plaisir. Et je dois dire que je ne suis pas déçu ! Déjà, le duo est formé de Clément Palomba et Pierre Corre, amis depuis le lycée ; c’est une complicité forte qui les unit jusque dans leur musique. Ensuite, il y a une recherche de création pour ces musiciens du Conservatoire.

Clément qui a étudié le jazz jusqu’à relever les solos de Coltrane et Parker, électrifie son instrument et lui accole une bonne quinzaine de pédales d’effets, histoire de sortir l’accordéon de sa « zone de confort » et jouer la musique qu’il apprécie : le métal.

Quant à Pierre, il a joué du métal durant quelques années et aspire à reposer ses baguettes et ses poignets en jouant ce jazz auquel il vient de s’ouvrir. Le point de rencontre se situe justement sous ce nom Grayssoker. Un peu de sauterelle anglaise et un peu de crossover, on retrouve toute l’idée de changement et de croisement de styles qui caractérisent leur musique.

Il faut bien avouer que l’accordéon sonne parfois comme une guitare électrique ou comme un synthé vintage et que les sonorités tendent vers l’électro, le rock ou le métal. Mais après tout, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse, car ce duo est aussi complémentaire que la magnifique pochette dessinée par Arnus : le calme du lapin rose aux nœuds papillon (Pierre Corre, le batteur jazz flegmatique) et le monstre crachant des câbles électriques (Clément Palomba, l’accordéoniste branché).
Par Christophe Juan

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Vyryl,

c’est l’image d’une gifle, baffe, taloche, torgnole, tarte, mornifle, calotte sur la joue fraîche d’un visage ingénu. Et pour cause, ce duo mixte batterie/machines, déboulonne les clichés des musiques à synthétiseur des années 90 (electropunk, big beat, eurodance), non sans insuffler un peu de la glorieuse vulgarité de leurs aînés tels Prodigy ou Lords of acid.

La puissante association d’une batterie et de machines produit un déluge sonique composé de rythmes binaires massifs et sonorités digitales sauvages. Une musique moite où la sueur est abondante et ses effluves animales. L’iconographie et son aspect trivial, l’est également.

Reste qu’au-delà de la démonstration de force et de son aspect singulier, Vyryl a le chic pour trousser des mélodies qui, fussent-elles robotiques ou ludiques, collent au cortex auditif comme un chewing-gum acidulé à une semelle de Converse.